MATIÈRE NOIRE d’Ivan ZINBERG – critique

4ème de couverture

Un thriller au réalisme captivant : Matière Noire est une bombe qui n’explose qu’à l’intérieur de votre organisme

Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n’est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les limites et prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs fins.

D’un bout à l’autre du pays, les pistes se croisent tandis que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés, lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la terreur panique.

Après les salons tout en velours, les villas cossues et les petits-déjeuners composés de caviar et de vodka Beluga de L’Énigme de la chambre 622 de Joël Dicker, il me fallait revenir à un thriller bien noir, à une enquête poisseuse et qui colle au bitume.

Un flash. Le souvenir d’une couverture qui m’avait interpelé, le souvenir de plusieurs avis dithyrambiques… Ni une, ni deux : Matière Noire atterrit dans mes mains. 

Et ne les quitte qu’à de très rares occasions.

Rythmé à la perfection, incarné par des personnages à la psychologie creusée et qui sonnent instantanément vrais, déroulant une intrigue ultra-prenante… Je pourrai continuer longtemps tant le livre d’Ivan Zinberg a coché toutes les cases de mon petit carnet : « Ce qu’il faut dans un thriller »

Capitaine de police dans la vie, l’auteur ne se laisse pas prendre au piège du « Je case tout ce que je connais » et ne perd jamais de vue qu’il livre une fiction et non pas un documentaire : en effet, pas de bla-bla super-technique, pas de jargon imbitable… tout son « vécu », toute son expérience, Ivan Zinberg les met au service de son intrigue, de ceux qui la font vivre et rien d’autre. Pétris d’une humanité quasi palpable, les personnages de Matière Noire se retrouvent ainsi plongés dans une enquête qui sent le vrai, qui ne s’embarrasse d’aucune fioriture et qui file droit vers sa conclusion traumatisante.

Comme un Bernard Minier (son dernier roman, La Vallée, en est un parfait exemple) ou un Olivier Norek (l’excellent Surtensions) qui savent qu’un bon polar est aussi le reflet d’une société, le roman de Zinberg porte un regard bouleversant sur la violence du monde dans lequel on vit, sur ceux qui la véhiculent et bien sûr, sur ceux qui la subissent, directement ou indirectement.

C’est dur, implacable mais nécessaire.

Vous l’aurez compris, Matière Noire est une pépite… noire, amère, brutale et à la plume aussi précise que percutante.

Une découverte ? Oui. Un coup de coeur ? Doublement oui !

Matière Noire d’Ivan Zinberg. Éditions Cosmopolis. Paru le 17 novembre 2019.

matière noire
Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Cosmopolis

 

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