L’HEURE DU DIABLE de Patrick BAUWEN – critique

4ème de couverture

Chris Kovak est médecin, agoraphobe, incapable de sortir de chez lui. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.
Audrey Valenti est lieutenant de la brigade Évangile, spécialiste des crimes du métro. Lorsque le corps d’une inconnue habillée en sorcière est retrouvé sur les voies ferrées, débute la plus incroyable des enquêtes.
Tous deux traquent le diable, un psychopathe monstrueux et insoupçonnable.
Mais c’est le diable qui va les trouver.

Après Le jour du Chien et La Nuit de l’ogre, Patrick Bauwen achève sa trilogie et révèle l’identité de son tueur hors normes.

Cette couverture, elle a pas mal circulé sur les réseaux sociaux dans les semaines qui ont précédé la sortie du livre. Tout le monde y allait de son commentaire du style « Trop hâte de retrouver la plume de Patrick Bauwen ! », « On va enfin savoir ! », « Cette trilogie est une T-U-E-R-I-E ! »… Il n’en fallait pas plus pour qu’enfin je me décide à foncer : oui, je suis faible, je suis le genre de Breton à qui on vendrait un système d’arrosage de la pelouse alors qu’il pleut. Bref, ni une ni deux : Le jour du Chien, une belle surprise suivie quelques jours après de La Nuit de l’ogre, grosse claque.

Et là, j’ai enchaîné direct, avec la boule au ventre : parce que je voulais savoir dans quel puits de noirceur Patrick Bauwen allait encore nous plonger… et puis parce que je me demandais, fébrile, s’il arriverait à faire mieux que le précédent. Magnanime, j’étais même prêt à lui accorder un « c’est aussi bon que La Nuit de l’ogre, c’est bien déjà ». Et puis, tel un riff imparable d’ACDC, la mécanique de Bauwen m’a embarqué pour ne jamais – JAMAIS – me laisser respirer. Ça s’enchaîne à toute vitesse, l’intrigue rebondit sans cesse, notre rythme cardiaque s’emballe à chaque fin de chapitre et on se dit qu’il faut que ça se calme mais non, l’auteur, en sadique maître des mots et des maux, ne l’entend pas de cette oreille et continue de nous asséner uppercuts narratifs sur uppercuts émotionnels.

Bon sang, du thriller tendu comme ça, j’en boufferai bien tous les jours au petit-déj’ : l’art et la manière de mener un récit, de gérer son rythme, de creuser encore et toujours le point d’ancrage principal du genre, c’est-à-dire les personnages… Et oui, une intrigue a beau être géniale et blindée de twists, s’il n’y a personne pour l’incarner, on lit du vide.

Avec L’heure du diable, j’ai retrouvé l’excitation ressentie à la lecture des meilleurs Grangé : pulsations violentes, noirceur, tension, grande Histoire qui éclaire la petite… Alors, à moi maintenant d’écrire : « cette trilogie est une T-U-E-R-I-E ! ».

Une trilogie qui se conclue sur son meilleur opus ? Un exploit supplémentaire relevé haut la main par Mr Bauwen.

L’heure du diable de Patrick Bauwen. Éditions Albin Michel. Paru le 26 août 2020.

Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Albin Michel

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :