Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

L’OUTSIDER de Stephen KING – critique

4ème de couverture

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute. Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent. Et si c’était vrai ?

À travers cette enquête impossible, Stephen King explore le mal contemporain et universel. Cécile Mury, Télérama.

Un suspense insoutenable. Ça se dévore. Renaud Baronian, Le Parisien.

Ce nouveau roman est une touche supplémentaire au portrait de l’Amérique que King dessine depuis presque soixante livres. Franck Thilliez, Le Monde.

Il y a « raconter » et il y a… « raconter ». Derrière cette phrase qu’on croirait tirée de la 4ème de couverture d’un livre de développement personnel se cache pourtant l’une des forces de l’écriture de Stephen King : celle d’être, tout simplement, souvent très au-dessus de la mêlée. 

Après une très grosse phase où je lisais du King à chaque récré au lycée ou au collège, je suis resté un long moment éloigné du Maître avant de replonger il y a quelques années de cela avec l’exceptionnel 22/11/63, un thriller romantico-historico-SF qui occupe sans mal une place de choix dans mon Top 10 de tous les temps. 

Depuis, c’est avec un plaisir toujours renouvelé que je retourne vers King : qu’il s’agisse de ses romans les plus récents ou de ses oeuvres les plus anciennes, j’ai (re)découvert une plume d’une justesse folle, d’une violence marquante et capable de jongler entre les genres avec une insolente aisance. 

L’Outsider n’échappe pas à règle et confirme (le mot paraît un peu léger tant Stephen King n’a plus grand chose à confirmer…) en quoi l’auteur de Ça ou du Fléau est un des joyaux de la littérature populaire. 

Oups, le mot est lâché. « Populaire » : il y en a que ça va sûrement faire fuir et qui iront se réfugier dans le rayon « Essais » pour guérir leurs tympans de ce mot qu’ils prennent pour une insulte. 

Ici, encore une fois génialement touche-à-tout, Stephen King embrasse le genre du thriller (celles et ceux qui doutent de sa capacité à en maîtriser les codes se doivent de lire Mr Mercedes pour voir comment il en remontre aux cadors du coin) et du fantastique dans un élan fou, rythmé à la perfection et offrant une nouvelle fois un sous-texte passionnant sur l’Amérique, ses démons, sa violence.

Embarqué dès les premières instants, on dévore les pages sans crier gare, tout autant désireux de foncer vers un final dont on ne perçoit aucun des contours que de ralentir afin de savourer la plume de King, maître du suspense capable d’insuffler, sans que ça ne paraisse forcé ou ridicule, une touche de fantastique ô combien jouissive. 

Addictif, thématiquement riche et toujours traversé des obsessions Kingiennes (la violence, l’enfance), L’Outsider est une réussite imparable, un page-turner immanquable que vous devez lire. 

Maintenant.

L’Outsider de Stephen King. Éditions Le Livre de Poche. Paru le 19 février 2020.

Crédits photo et 4ème de couverture : Le Livre de Poche.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :