IMPACT d’Olivier NOREK – critique

4ème de couverture

Face au mal qui se propage
et qui a tué sa fille

Pour les millions de victimes passées
et les millions de victimes à venir

Virgil Solal entre en guerre,
seul, contre des géants.

« Oh, ils commencent à nous gonfler avec l’écologie ! », « Oui, c’est bon on connaît, ça va, hein ! » ou bien encore « Oh non, on va pas revenir sur l’écologie, ils en parlent tous les jours à la radio » (sous-entendu, la radio de bobo-gaucho bien sûr… sinon, le repas de famille serait trop ennuyeux). 

Bref, l’écologie, tout le monde a l’air de connaître le sujet, en a ras-le-bol et ne veut pas qu’on lui fasse la morale… 

Ok. 

Il n’empêche que vu le comportement totalement je-m’en-foutiste de certaines personnes, et ce qu’importe les générations, il semblerait quand même important d’en remettre une couche. 

Et si les reportages ne frappent pas assez fort les esprits, alors peut-être qu’une fiction permettra aux lecteurs et lectrices de prendre réellement conscience de la catastrophe écologique dans laquelle nous sommes et dans laquelle les poids lourds de l’économie mondiale, plus occupés à savoir quelle Porsche acheter avec leurs dividendes, continuent de nous enfoncer la tête ? Peut-être. 

Après le bouleversant Entre deux mondes, polar qui alertait de manière frontale et ô combien douloureuse sur la situation des migrants Calais, Olivier Norek enclenche la seconde cartouche et entend bien nous balancer une nouvelle bastos en pleine face : radical, ultra-documenté, rentre-dedans, Impact est un cri, un hurlement pour une prise de conscience. Les mots sont forts, les mots sont justes et ils frappent de manière chirurgicale sur les déviances des industries et des banques, sur les politiques inutiles et inefficaces, sur les catastrophes qui, ici et là, détruisent tout et tout le monde. Alors ok, vous connaissez peut-être l’écologie et vous faites gaffe à bien différencier le sac jaune du sac noir… 

C’est bien. Mais ces gestes ne sont (plus) rien. 

C’est bien mais ils arrivent (beaucoup) trop tard. 

Et comme celles et ceux à qui on a donné le pouvoir n’en ont rien à carrer, préférant engranger des millions plutôt qu’utiliser leur fortune à régler le problème, certains se redressent et commencent à frapper avant de rester cloués au sol, terrassés par la cupidité et la pollution. 

Comme Solal, ce « héros » aux méthodes violentes et radicales auquel on colle aux basques et qui va s’attaquer aux grands patrons qu’il juge responsables de la destruction de notre planète… 

Et par ce procédé risqué (peut-on cautionner les actions d’un écoterroriste ?), Olivier Norek nous questionne sur notre morale. Sans jugement aucun mais toujours implacable dans son réquisitoire contre les grands qui laissent crever les petits, l’auteur de Surtensions égrène les faits, les chiffres, les rapports d’enquêtes et nous laisse exsangue à la dernière page tournée. 

Le souffle court. En colère.

Impact d’Olivier Norek. Éditions Michel Lafon. Paru le 22 octobre 2020.

Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Michel Lafon.

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