SI TU VOIS LE WENDIGO de Christophe LAMBERT – critique

4ème de couverture

Peut-on sauver les gens contre leur gré ? Un roman fantastique envoûtant.

Fin des années 50, États-Unis. David vit avec ses parents dans une résidence de standing où chaque famille semble mener une vie parfaite. Un soir d’été, en rentrant chez lui, il s’immobilise, frappé de stupeur : sa voisine Ruth marche nue sur la route, hagarde, la bouche en sang. Une apparition presque irréelle. Ruth est-elle somnambule comme le prétend son mari ? Et d’où viennent les visions prémonitoires de la petite Nelly ? L’épaisse forêt qui jouxte la résidence pourrait détenir quelques réponses.

Découverte totale de la plume de Christophe Lambert et c’est une réussite. 

Y’a un truc qui me chagrine (j’y reviens bientôt) mais j’ai été emporté par cette description de la fin des 50’s dans une petite ville américaine, cette ambiance nostalgique où les gamins jouent aux cow-boys et aux Indiens dans la forêt, se dépêchent de rentrer chez eux pour ne pas rater l’épisode de Bonanza et où on s’invente/écrit des récits d’aventures remplis de mystères et de héros valeureux. J’ai adoré la narration qui colle aux basques de David, jeune garçon de treize ans qui va se retrouver confronté à de troublants événements… ainsi qu’à son entrée dans l’adolescence. 

Sans jamais tomber dans la copie stérile d’un Stephen King, dont l’aura plane sur tout le livre et rappellera aux fans du Maître quelques-uns de ses chefs-d’œuvre, Christophe Lambert orchestre un très beau récit d’apprentissage où un enfant découvre, au delà des apparences (belles pelouses, barrières blanches et voitures rutilantes), les sombres secrets des adultes, leurs espoirs perdus et leurs désillusions.

Mais alors… te demandes-tu, ça coince où ?

Au niveau de l’aspect fantastique pour être honnête. Même s’il bénéficie de moments et de personnages fantasques réussis (je n’en dis pas plus), ce versant de l’intrigue m’a beaucoup moins passionné que tout ce qui traitait du quotidien du narrateur, de sa famille, de ses rêves d’écriture, etc… Cette plongée douce-amère et nostalgique dans une époque révolue et fantasmée, marquée par l’univers de King mais également celui de Robert Zemeckis et Steven Spielberg (Retour vers le futur), aurait amplement suffi à mon bonheur sans cet aspect fantastique et cela n’aurait pas empêché de marquer avec efficacité et pertinence le passage à l’âge adulte de notre héros. 

Un bémol qui ne m’empêchera pas, néanmoins, de retourner très vite vers la plume de Christophe Lambert !

Si tu vois le Wendigo de Christophe Lambert. Éditions Syros Jeunesse. Paru le 11 février 2021.

Crédits photo et 4ème de couverture : Syros Jeunesse.

Un commentaire sur “SI TU VOIS LE WENDIGO de Christophe LAMBERT – critique

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :