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NOS ÂMES AU DIABLE de Jérôme CAMUT & Nathalie HUG – critique

4ème de couverture

Il vaut parfois mieux ignorer la vérité…

Mi-juillet, Sixtine, dix ans, disparaît sur une plage de l’île d’Oléron. Pour Jeanne, sa mère, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle s’en veut d’avoir été trop accaparée par son métier. Elle en veut à son mari, qui aurait dû surveiller leur petite brune aux yeux bleus, mais qui a failli, trop occupé à donner un énième coup de canif dans leur contrat de mariage.
Lorsque les recherches conduisent finalement à un multirécidiviste connu par la justice pour le viol de quatre fillettes, Jeanne comprend que rien ne sera jamais plus comme avant. Et son travail de résilience s’annonce d’autant plus long que le corps de Sixtine n’a jamais été retrouvé.
Une absence qui laisse planer comme une incertitude… Et si la vérité s’avérait plus sordide et glaciale encore que la mort d’un enfant ?

***

« – Maman ! Maman !

Maman, l’ultime rempart.

Sixtine l’appelle depuis des heures.

La certitude qu’elle ne viendra pas s’immisce peu à peu dans son cœur. »

Dans le film de David Fincher et le roman de Chuck Palahniuk, le message est clair : la première règle du Fight Club, c’est qu’on ne parle pas du Fight Club.

Dans les milieux autorisés, il se dit que cette règle s’applique à peu près de la même manière en ce qui concerne les intrigues des thrillers de Jérôme Camut et Nathalie Hug : on en dit le moins possible. Je te vois déjà, lecteur/trice fébrile : « On va quand même pas se contenter d’un bandeau qui dit que c’est addictif, dérangeant, imparable – au choix, voire les trois ? Si ? »

Et bien si, on va s’en contenter.

J’entends encore les aigris : peinard la chronique, tu dis rien. Et pourtant, c’est l’une des moins évidentes. Donner envie sans trop en dire.

Et le fait de ne pas trop en dire… c’est déjà un indice. Les Sherlock en herbe ont déjà lancé les neurones sur plein de pistes avant d’ouvrir le livre, sentant qu’il y avait un truc à gratter : « Ouais mais j’ai tout deviné, je suis sûr… »

Non. Conseil d’ami : ne cherche pas à tout deviner, ouvre et plonge.

Dans l’horreur, dans le machiavélisme d’une intrigue aux petits oignons et qui laisse le souffle court. Trois parties dans Nos âmes au diable : une première, celle qui prend à bras le corps l’un des éléments les plus classiques du thriller (l’enlèvement d’une enfant) pour mieux nous le faire vivre de l’intérieur, dans toute sa cruauté et le lent délitement psychologique qui en affecte les victimes ; une deuxième qui sert d’accélérateur, shot de défibrillateur dans le coeur sans coup de semonce ; une troisième qui finit de deplacer les pions sur l’échiquier. Des pions qui bousculent la morale et l’intime avec un machiavélisme dingue, un sadisme renversant. Qui nous plongent dans les affres des âmes blessées, tourmentées, perdues. Vont-elles au diable ou est-ce lui qui vient pour les prendre ?

J’en ai trop dit. Désolé.

Lisez-le !

Nos âmes au diable de Jérôme Camut & Nathalie Hug. Éditions Fleuve Noir. Paru le 17 mars 2022.

Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Fleuve Noir

2 commentaires sur “NOS ÂMES AU DIABLE de Jérôme CAMUT & Nathalie HUG – critique

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