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LABYRINTHES de Franck THILLIEZ – critique

4ème de couverture

Suivez le fil infernal

Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d’une étrange amnésie. Camille Nijinski, en charge de l’enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec lequel elle s’entretient a bien plus à lui apprendre. Car avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière…

 » Tout d’abord, mademoiselle Nijinski, vous devez savoir qu’il y a cinq protagonistes. Toutes des femmes. Écrivez, c’est important : « la journaliste’, « la psychiatre’, « la kidnappée’, « la romancière’… Et concentrez-vous, parce que cette histoire est un vrai labyrinthe où tout s’entremêle. Quant à cette cinquième personne, elle est le fil dans le dédale qui, j’en suis sûr, apportera les réponses à toutes vos questions. « 

***

Le public retient son souffle, le silence est pesant… Le jury, retranché derrière sa table en formica, a les yeux rivés sur l’écrivain qui s’avance dans l’arène. Thilliez. Franck Thilliez.

Certains ont encore en mémoire la petite déception qu’avait représenté 1991 (si si, on est peu nombreux sur ce coup mais on maintient) mais le regard n’est pas tourné vers le passé, c’est le présent qui nous intéresse : que vaut Labyrinthes

L’auteur a-t-il dessiné un piège digne de sa réputation, à même de berner le plus fin des limiers, à même de foutre la honte à Sherlock himself ? Ou s’est-il perdu lui-même dans les méandres de son jeu de piste, finissant frigorifié tel le Jack Torrance du Shining de Kubrick ?

Parce que c’est le risque, bien sûr : toujours plus de rebondissements, toujours plus de renversements de situation au détriment de l’intrigue, des personnages… La crainte de voir un auteur que l’on apprécie énormément se faire un auto-croche-pied par envie de trop en faire est là lorsqu’on ouvre les premières pages de Labyrinthes. Et puis…

Hop, je m’interromps un instant : voilà Mr Thilliez qui s’élance. Course assurée, tempo maîtrisé, il enchaîne les pas chassés, une élégante roue pour les photographes et… mais oui, double flip accolé à un triple salto arrière pour le final. Avec option retournement de cerveau et twist pour parfaire le tout. Pour clouer le clou sur le cercueil des détracteurs.

Les jurés se lèvent d’un bond en brandissant leur carton : ils sont unanimes, c’est un bon gros 10. On les comprend : comment résister à cette partie d’échecs complètement folle où Thillez aurait décidé, pour s’amuser, de rajouter quelques règles en plus ? Tu bouges un fou ? Ok, mais pour rejouer tu dois faire un sudoku en moins de 2 minutes et résoudre ce puzzle les yeux bandés. 

Pourquoi ? Pourquoi pas semble répondre Thilliez, heureux comme tout de nous avoir piégés dans ce thriller haut de gamme, nous laissant nous arracher les cheveux devant l’ingéniosité (et la perversité) d’une intrigue qui redéfinit la notion de poupée russe.

10/10, j’vous dis.

Labyrinthes de Franck Thilliez. Fleuve Éditions. Paru le 5 mai 2022.

Crédits photo et 4ème de couverture : Fleuve Éditions

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