OMERTA de R.J. ELLORY – critique

4ème de couverture

Après Vendetta, le nouvel opéra mafieux de R. J. Ellory !

Écrivain à la dérive, John Harper vient d’apprendre une nouvelle qui le bouleverse : son père, qu’il n’a jamais connu et croyait mort depuis longtemps, est bel et bien en vie. Il se trouve dans un hôpital de Manhattan où l’on vient de le transporter, à la suite de graves blessures par balles. John n’est cependant pas au bout de ses surprises : son père n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Lenny Bernstein, l’un des pontes de la mafia new-yorkaise. Bien vite, John va découvrir que si son passé a été bâti sur des mensonges, son présent l’est tout autant. Pour démêler le vrai du faux, il va devoir se confronter à une énigme insoluble : quel genre d’homme est vraiment son père ?

Plongée saisissante au sein d’une mafia new-yorkaise agitée par les luttes intestines, Omerta est surtout un superbe roman sur la perte de l’innocence, l’apprentissage des désillusions et l’héritage lourd de conséquences qu’un père peut léguer à son fils. Un sommet d’émotion, par un des écrivains les plus talentueux du genre.

***

Je me suis écroulé comme un vulgaire homme de main dans un film de gangsters : à la moitié du film, flou et en arrière-plan. J’ai pas été plus loin que la page 200. 

Ça, c’est la version 1. Celle qui fait croire à ma mort parce que j’ai dit que j’ai pas accroché au dernier Ellory. Il y a des fans (ils sont légion) sur ce réseau et ils ne me pardonneront peut-être pas de ne pas avoir tenté les 400 pages restantes. 

Donc, on passe au scénario numéro 2 : le programme de protection des témoins. C’est la seule chance qu’il me reste, comme me l’a dit l’agent du FBI à qui j’ai tout balancé. « Ils vous retrouveront et vous demanderont des comptes ». Et j’imagine que le fan d’Ellory ne va pas poser « gentiment » ses questions, avec une camomille et des biscuits, il va faire appel à « Tony 200 Volts » ou « Carmine les Trois Doigts » pour me faire cracher le morceau : « Pourquoi t’as pas aimé, hein ? Réponds ou on remplace tes Converse par une paire de pompes en parpaing et on te balance dans la Vilaine »

Donc, ouais : programme de protection des témoins pour éviter de dire que la narration est d’une mollesse assez folle, que le personnage est d’une inaction qui donne envie de le secouer dans tous les sens (il est journaliste, on lui cache des trucs, il le sait… et il fait rien. Il attend). D’ailleurs, nous aussi on attend : un sursaut, dans le style ou dans l’histoire, un truc qui nous pousserait à enquiller les 400 pages restantes mais non, au bout de 200, rien. Basta, alors.

Trois mois plus tard.

J’ai changé de nom grâce au FBI : « Ils ne vous retrouveront pas », m’a assuré l’agent Smith. Je l’ai cru.

Sauf que là, il y a un couple qui me regarde bizarre. Ils tiennent chacun un roman d’Ellory dans la main : les dés sont jetés, la chance a tourné. Je vais finir comme dans un film de Scorsese : travaillé à la batte de base-ball et enterré dans un champ.

Je rejoins la version 1 du script… sauf qu’ils vont vraiment m’avoir cette fois.

Arrivederci.

Omerta de R.J. Ellory. Éditions Sonatine. Paru le 2 juin 2022.

Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Sonatine.

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