LE PLAN de Fabrice ROSE – critique

4ème de couverture

Aucune vengeance sans adrénaline
Le nouveau thriller du lauréat du Prix Bête noire des libraires.

En cavale à Barcelone, Marc Man monte son prochain coup façon billard à trois bandes, escomptant un bénéfice maximal.
D’abord se venger de ceux qui ont osé s’attaquer à sa fille.
Où qu’ils soient, il les retrouvera. Pas de pitié. Ça va saigner.
Puis kidnapper un fils de dictateur et criminel particulièrement taré, qui prend plaisir à mutiler puis à assassiner ses conquêtes.
Et, cerise sur le gâteau, récupérer une énorme rançon.
Un plan parfait, verrouillé avec de grands pros. Mais deux petits délinquants piquent la Bentley du taré, et c’est le grand dérapage…

***

« J’adore quand un plan se déroule sans accroc » : les plus jeunes iront peut-être voir sur Google qui a dit ça tandis que celles et ceux qui ont un peu plus de kilomètres au compteur se rappelleront avec nostalgie des mercredis après-midi passés devant les aventures d’Hannibal et son équipe. 

Mais alors, d’accord ou pas d’accord avec cette tirade ? 

Pas si simple.

J’aime voir une équipe planifier un truc au millimètre, passer à l’action et constater que toutes les emmerdes qui déboulent, ça avait été prévu. Clooney, Pitt et leurs potes qui braquent un casino détendus comme jamais, imperméables aux tuiles et galères qui entravent leur démonstration de coolitude ? 

Ça me botte.

Ce qui me botte aussi, c’est ce qui filerait de l’urticaire à Hannibal : les accrocs. On va pas se mentir, assister aux préparatifs, voir les pièces de Lego s’emboîter avec la même précision que le batteur d’AC/DC quand il martèle son instrument en 4/4… et puis sentir, deviner (espérer – rire sadique) le grain de sable qui va venir enrayer le mécanisme. Miam. 

Avec Le Plan, c’est la deuxième catégorie qui vient toquer à la porte et en mode poignée de gravier plutôt que grain de sable : constamment en flux tendu, nerveux et boosté au 220V, le second roman de Fabrice Rose régale. L’intrigue est simple mais ne s’embarrasse d’aucun superflu, ça file droit comme sur la couverture, ça sait se réveiller pile quand il faut (et l’auteur n’y va pas avec le dos de la main morte) et les personnages, solidement campés et toujours mus par un code d’honneur qui sonnerait presque comme archaïque dans une époque comme la nôtre, achèvent le tableau : celui d’un polar bien noir, à la plume vive et claquante qu’il sera bon de conseiller autour de soi. 

Fabrice Rose m’a attrapé dès les premières lignes et m’a rappelé à quel point c’était un sacré panard que de (re)découvrir un univers par le biais d’une voix détonante et émouvante. 

La suite ? J’ai déjà signé. Et je ne reviendrai pas sur ma parole. Ça se fait pas. Jamais. 

Parce qu’il y a un code à respecter.

Le Plan de Fabrice Rose. Éditions Robert Laffont/La Bête Noire. Paru le 12 mai 2022.

Crédits photo et 4ème de couverture : éditions Robert Laffont

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