Flashback.
Été 1997.
Le 21 août pour être précis.
J’ai 15 ans et je suis en vacances à Paris chez un ami d’enfance.
La presse spécialisée attend avec une très grande impatience le nouvel album d’Oasis.
À l’époque, je me fous totalement de la presse spécialisée (je ne m’abonnerai à Rock&Folk que quelques années plus tard) mais j’attends également Be Here Now avec l’excitation d’un matin de Noël.
Noël/Noel Gallagher : un chroniqueur à la recherche du bon mot serait aux anges.
Bref, 21 août 1997. Direction la Fnac : impossible de rater ce troisième album des frères Gallagher. Le box est immense, y’a des posters partout et les enceintes du magasin crachent Stand By Me et All around the World en boucle. Je m’en rappelle encore.
Parce que frissons.
Parce que sentiment d’aboutissement, d’épanouissement.

Depuis la découverte du groupe dans mes jeunes années collège (merci à mon meilleur pote d’avoir un jour mis Whatever sur sa platine CD), Oasis ne m’a jamais quitté. Aujourd’hui encore, l’écoute de certaines chansons me file des frissons et il ne se passe pas une semaine sans que je ne chante The Masterplan ou Don’t Look Back in Anger à tue-tête (dans la voiture ou sous la douche). Je vous laisse imaginer mon état d’excitation à l’idée d’une possible date de concert en 2026…
Donc 1997 : aboutissement, épanouissement parce que ce n’est que le 3ème album d’Oasis et que je les suis depuis les débuts. Je les ai accompagnés autant qu’ils m’ont accompagné : dans les moments de joie, dans les doutes, dans les colères…
Et en ce 21 août, les Gallagher sont encore là pour une nouvelle étape : l’entrée au lycée dans quelques jours. C’est quand même pas rien.
Et Be Here Now, c’est pas rien non plus. Ce n’est pas mon album préféré d’Oasis mais c’est celui qui compte le plus pour moi. Il contient la chanson d’eux que je peux écouter en boucle sans sourciller (Stand By Me) et il contient surtout toutes les attentes qu’un jeune ado peut mettre dans la musique.
Dans Don’t Look Back in Anger, Noel Gallagher chantait : Please don’t put your life in the hands
of a rock ‘n’ roll band. Pas d’accord.
Un groupe de rock, ça peut vous sauver la vie.
Be Here Now d’Oasis. Paru le 21 août 1997. Creation Records.
Crédits photos et vidéo : Oasis, Creation records.
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